Festivals

Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 00:32
Samedi 15 septembre 2007

Un monde fou fou fou s’était réuni pour l’orgie annuelle des cocos gaulois. Meeting politique, raout militant, foire artisanale, fête foraine ou festival rock, la fête de l’Huma, c’est un peu tout ça à la fois ! Les stands et les allées sont pris d’assauts ce soir-là. Politiciens, partisans, gastronomes, familles et jeunes rockeurs se rassemble dans une foule dense à la limite du supportable ! Même s’ils ne sont pas tous venus pour les mêmes raisons, l’affiche du jour fait l’unanimité.
L’heure venue, des centaines de milliers de spectateurs s’agglutinent devant la grande scène du parc de la Courneuve. L’endroit est magnifique même si très dangereux puisque situé dans un cul de sac à l’entrée étroite. On frôlera d’ailleurs la catastrophe à la sortie, avec des mouvements de foule très limites dans une atmosphère suffocante. Le public électrique s’était-il laissé happer par tant de déflagrations ? Toujours est-il qu’Iggy Pop, icône rock par excellence, est toujours aussi habité sur scène à tout juste soixante ans ! D’une énergie époustouflante le papy fait de la résistance. Torse nu, il gesticule et se déhanche comme un fou dans son jean slim. Sa forme impressionne et surprend encore. Mais à quoi carbure cet homme ? Le chanteur à l’allure athlétique s’exhibe comme aux plus beaux jours, entouré par les Stooges dans leur formation d’origine ou presque… Les frères Asheton et Steve Mackay le saxophoniste sont encore là. Seul le bassiste Dave Alexander, mort d’une overdose est remplacé par Mike Watt.
Quelques personnes surexcitées rejoignent le groupe sur scène, les yeux béats. Le public entonne avec ferveur un « I Wanna Be Your Dog » de circonstance, puisque d’animale on pourra qualifier cette prestation ahurissante de l’iguane. Impressionnant !
Par Scopytone - Publié dans : Festivals
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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /Sep /2007 23:02
Parc National de Saint-Cloud
Du 24 au 26 août 2007
 
Quoi de mieux que de terminer la saison des festivals à domicile ? Rock en Seine se déroulait comme chaque année dans le Parc National de Saint-Cloud, aux portes de Paris. Sa programmation toujours aussi attrayante en fait l’un des plus important festival de rock en France.
Dans l’idée d’en donner toujours plus aux spectateurs, les organisateurs avaient, pour la cinquième édition, misé sur une journée supplémentaire. Trois jours de concerts pour des artistes forcément plus nombreux. Mais sommes nous gagnant pour autant ? On pourra leur reprocher trop d’éclectisme et de grosses fautes de goûts.
Le 1er jour restera comme le plus mémorable. On regrettera l’absence d’une réelle tête d’affiche le second soir. Enfin, la performance exceptionnelle de Björk aura comblé l’énorme vide du dimanche après-midi.
 
Vendredi 24 août
 
Des trombes d’eau ont inondé le site les jours précédents l’ouverture du festival. La boue est omniprésente et on craint le pire pour ce premier jour gris et froid !
On arrive pour le dernier morceau de Dizzee Rascal. Il n’y a personne devant la grande scène ! L’Anglais joue beaucoup trop tôt et peu de gens sont venus écouter du hip-hop.
Suivaient sur la scène de l’industrie les grands revenants Dinosaur Jr. Le son est catastrophique, chose qui se répétera très souvent sur cette scène ! Déjà très peu passionné par leur discographie et leur metal-noisy-skate-core, le résultat en live s’avère inaudible. Les trois gaillards ne sont plus tout jeunes, mais le style n’a pas changé. On préférera largement les guitares de Mogwai, dans un autre registre. Les Ecossais scotchent le public, de plus en plus nombreux devant la grande scène, avec leurs envolées post-rock. Agréable moment de lévitation, mis à part une fin chaotique trop expérimentale.
Surpris par la programmation de 2 Many DJ's en pleine après-midi, on peine à rentrer dans leur jeu. La formule n’a pas changé, le duo superpose des tubes pour faire danser. Mais en plein jour, la sauce prend difficilement, d’autant que leurs choix sont douteux, voire de mauvais goûts !
Les choses sérieuses commence réellement avec The Shins. Les Américains ont bien évolué depuis leur passage à la Boule Noire en avril 2004. Leur set est beaucoup plus carré et leur jeu de scène à pris de l’ampleur. Quel régal à l’écoute des perles tirées des deux derniers albums proches de la perfection ! Sourire aux lèvres, on chantonne sur les énergiques « Saint-Simon », « So says I », « Phantom limb » ou encore sur l’excellent « Kissing the lipless ». On se sent revigoré et en pleine forme après un tel moment. Quel bonheur !
Les douceurs d’Emilie Simon nous berce pendant le repas, en attendant la première déflagration du jour.
Lorsqu’on arrive devant la grande scène, on sent une certaine euphorie dans le public. Les 5 membres de The Hives arrivent à l’heure dans une ambiance surchauffée. Le chanteur, sosie de Jim Carey, en fait autant que l’acteur dans un film des frères Farrelli. Il ne reste pas en place et assure le show. Tous en costard-cravate comme à leur habitude les Suédois enchaînent à vitesse grand V, des morceaux de rock garage tous plus énergiques les uns que les autres. Le public se lâche quand résonnent les tubes « Hate to say i told you so » ou le fameux « Walk idiot walk ». Un set d’une heure presque parfait. Belle surprise !
Petit détour vers la scène de l’industrie où M.I.A a déjà commencé. Le hip-hop de l’Américaine tranche avec ce qui précède et avec ce qui suivra. On n’accroche pas !
On en profite pour se rapprocher des néons pour la grande messe finale. Quelle surprise de voir autant de monde agglutiné devant l’autel d’Arcade Fire !!! Les jeux de lumière rappellent le visuel de « Neon bible », leur dernier album. Quand toute la troupe débarque, l’euphorie est palpable. Les Canadiens sont rodés sur scène et se donnent entièrement. Ils sont même habités par leurs instruments respectifs (de l’orgue, en passant par le violon, l’accordéon, la guitare ou la batterie). Win Butler très concentré chante avec maîtrise les morceaux déjà cultes des deux albums. Le public extatique n’en revient pas. Il vient de vivre un moment magique d’une rare intensité en compagnie d’un groupe qui, j’en suis sûr, marquera d’une pierre blanche les années 2000. La suite logique d’une voie tracée par Radiohead, qui avait donné la même impression un an plus tôt.
 
Samedi 25 août
 
La deuxième journée commence fort avec les Allemands de Puppetmastaz, étonnamment programmé à 15h ! Dansant et drôle, le hip-hop de ces marionnettes surprend toujours le public. Une question nous titille : que se passe-t-il vraiment derrière le rideau ?!? Y a t il réellement un DJ et des MC ? Le mystère reste entier !
On attendait The Fratellis au tournant après la sortie de leur album bourré de tubes, mais le trio manque d’énergie sur scène. On s’ennui ferme, même à l’écoute des titres les plus mélodiques !
Programmé en dernière minute pour remplacer la nouvelle coqueluche des magazines people Amy Winehouse, en cure de désintoxe, Cold War Kids a bien tenu son rang. Les américains assurent le show sur scène. Il faut dire que leur répertoire, encore limité, est de qualité. A la sortie, « Robbers & cowards » leur premier album, a été salué par les critiques, à raison. Comment ne pas rester insensible à l’écoute de titres aussi poignants et rageurs que « Tell me in the morning », « Hang me up to dry » et « We used to vacation » matraqués tout l’été sur les radios parisiennes.
On s’étonne ensuite de voir Erik Truffaz dans un festival rock. Le trompettiste a du mal à capter le public, malgré un essai peu concluant de formation plus classique incluant guitariste et chanteur. Horrible !
De la prestation de Jarvis Cocker, l’idole de la vieille classe pop avec les regrettés Pulp, on retiendra surtout son ardeur, son humour et son fameux déhanchement, tout comme au bon vieux temps ! Musicalement on reste sur notre faim avec une petite dizaine de morceaux issus de son album très moyen! On aurait aimé entendre un titre de son ancienne formation. Raté, on aura droit à une reprise de Black Sabbath et du célèbre « Paranoid » pour conclure !
Les déceptions s’enchaînent en cet après-midi pourtant ensoleillé ! Dix jours après leur formidable prestation à la Route du Rock, on se faisait une joie de revoir la sensation du moment : CSS. Les Brésiliennes jouent trop tôt et n’ont pas la même ferveur en plein jour ! La setlist n’est pas la même mais le show ne surprend plus. On retiendra plus particulièrement la tenu de la chanteuse très 80’s en combinaison fluo !
Retour devant la grande scène, pour ce qui sera notre dernier concert de la journée, pour voir les revenants de la scène new-wave britannique The Jesus And Mary Chain. Les Ecossais reprennent leur ancien répertoire - ils n’ont rien sorti depuis près de 10 ans - à la grande joie des fans de la première heure. On croise dans la foule Philippe Katerine, Philippe Manœuvre et une flopée de journalistes.
Le public est très attentif au son lourd et noisy du groupe, malgré un jeu de scène inexistant. Mais ce n’est pas ce qu’on leur demande. La voix de Jim Reid a quelque chose d’hypnotique. On retiendra surtout l‘enivrant « Head On », le surprenant « Happy When it Rains » en milieu de set ou encore le magnifique « Just Like Honey » rendu célèbre par Sophia Coppola dans « Lost in translation ».
Après une telle déflagration, on est étonné de remarquer à quel point le groupe a influencé nombre de formations actuelles, de Black Rebel Motor Cycle Club, à Oasis, en passant par Primal Scream (même si Bobby Gillespie était leur batteur au début de l’aventure).
On aura beau faire l’effort d’écouter des bouts du live des Rita Mitsouko sur le passage, mais la tension retombe irrémédiablement! Même les tubes n’y font rien! Il est tant de rentrer. On manquera volontairement la fausse tête d’affiche du jour : Tool. L‘attente sera trop longue pour voir Alpha. Dommage, car nul doute que le trip-hop langoureux de ces Anglais aurait accompagné de la plus belle manière notre esprit avant d‘aller se coucher.

Dimanche 26 août

Arrivé tôt pour voir la sensation The Horrors, programmée en début d’après-midi, on le regrettera. On apprend en arrivant sur le site que les Anglais annulent leur passage à Rock en Seine ! L’après-midi sera longue…
On s’installe alors devant la scène de l’industrie pour écouter Bat For Lashes. L’Anglaise à le même style et la même voix que Björk, tête d’affiche du jour ! Ses petites comptines sont plus dépouillées que celle de l’Islandaise. Accompagnée par deux musiciennes, la jeune fille cachée derrière son piano séduit le public encore patraque.
Par défaut, on retournera voir nos potes de Housse de Racket. Comme à son habitude le groupe assure... Le public est nombreux devant la scène de la cascade pour découvrir la futur sensation rock parisienne. Joli succès pour leur opéra rock à la française !
On passe très vite devant Devotchka. Avec un nom pareil, on craignait le pire et on avait raison. Cette fusion entre la musique traditionnelle Russe et la folk Américaine fait mal aux oreilles !
La suite n’est guère plus reluisante ! Le producteur Mark Ronson enchaînent les reprises de plus ou moins bon goûts avec un groupe de balloche ! Au secours !
On en profite alors pour revoir Nelson. Les Parisiens sont moins à l’aise qu’au Glaz’art en février dernier. Leur sauce new-wave prend difficilement sous le soleil. Décidément !
Ce n’est pas Kelis qui réchauffera notre coeur. L’Anglaise a un son kitsch et sa voix s’essouffle. Le R n’ B est-il moribond ? On n’arrive même pas à accrocher sur l’excellent single « Trick me » ! On zappe…
Les choses sérieuses commence en fin d’après-midi avec les Kings of Leon. Même si la voix rocailleuse du chanteur s’avère irritante par moment, force est de constater que les Américains ont de la tenue sur scène. Repérés il y a 5 ans alors qu’ils surpassaient les Strokes scéniquement en levé de rideau, ces petits jeunots ont pris de la graine. Ils assurent et rassurent les nombreux fans avec leur fort accent revival à la Creedance.
Sur la scène de l’Industrie Just Jack batifole. L’Anglais nous surprend avec son UK Garage et son parlé chanté à l’accent londonien ! On retiendra particulièrement la puissance de tubes comme « I talk too much » ou « Writer’s block ». Etonnant !
On retrouve par la suite la soupe de Faithless. On se demande ce que font ces Anglais aujourd’hui dépassés. Le groupe cartonnait en boite à la fin des années 90 avec une dance calibrée, mais s’est vite fait oublié depuis ! On regrette d’avoir oublié nos boules quies… Quelle horreur !
Craig Armstrong nous apaise quelque peu après tant de déconvenues. Sa prestation, même sans relief, se regarde volontiers. On se raccroche à se qu’on peut, avant le déluge…
La foule est dense devant la grande scène pour la venue de Björk ! 20 000 personnes surexcités l‘attendent avec impatience. L‘Islandaise débarque pieds nus dans une robe blanche, maquillées jusqu‘au cou. Elle est accompagnée par Chris Corsano à la batterie et par Mark Bell aux machines. Une section de cuivres d’une dizaine de musiciennes asiatiques multicolores se trouve à sa gauche.
Le concert commence sur les chapeaux de roue avec les beats d’ « Innocence » issue de son dernier album Volga. On a une petite crainte, vite dissipée, mais de promo il ne sera pas question puisque seulement quatre nouveaux morceaux apparaîtront dans la setlist! On se réjouit d’entendre une majorité de titres d’Homogenic, son chef-d’œuvre. D’abord avec un « Hunter » poignant, puis avec « Jóga » et cette voix exceptionnelle, haut perché. Les cordes sont remplacées par des cuivres, mais on ne perd pas au change, au contraire. Les morceaux sont souvent débridés, parfois plus intimistes. En milieu de set, s’enchaînent des titres de toute beauté : le grandiose et dépouillé « Hidden Place » ou l’envoûtant « Pagan Poetry »  issus de Vespertine. L’electro reprend le dessus par la suite. Les beats de son dernier single « Earth Intruders » s’enchaînent à merveille avec ceux d’ « Army Of Me », l’un de ses premiers tubes. Le rythme va crescendo, d’abord avec le puissant « Five Years » pour finir en apothéose avec un « Hyperballad » remarquable et un « Pluto » hardcore d’anthologie. Le corps part en lévitation et les cris donnent des frissons!
Au rappel, sous une pluie de confettis dorés, Bjork clôt une prestation ahurissante par un "Declare Independence" déjanté et barré, à son image! On en reste bouche bée!

Par Scopytone - Publié dans : Festivals
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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /Sep /2007 17:00

Du 15 au 17 août 2007

La 17ème édition du festival malouin ne restera pas dans les annales, que ce soit pour la qualité des prestations, décevantes globalement, ou que ce soit pour les conditions météos très limites !

On retiendra de ces trois jours, les fins de soirées euphoriques avec Justice, CSS et LCD soundsystem, puis la déflagration sonique des vétérans new-yorkais le vendredi. Il fallait donc veiller tard pour prendre une claque cette année. Seuls les plus courageux ont ainsi pu se réchauffer au milieu de la nuit, même sans bière (la préfecture avait interdit la vente d’alcool après 2h du matin sur le site !).

On notera également les nombreux temps morts (de plus en plus longs ! Ca doit être l’âge !!!) pendant les changements de plateaux.

L’alcool aura, encore une fois, été l’allier numéro 1 des festivaliers pour les aider à lutter contre le froid d’une part, mais aussi pour faire passer le temps !


Mercredi 15 août

Exceptionnellement déplacé en semaine pour cause de concurrence, la Route du rock commençait cette année un mercredi.
Première constatation : il n’y a pas foule ! Alors est-ce la date ? Est-ce la programmation, sans réelle tête d’affiche pour ce premier soir ? Ou alors les gros nuages noirs qui annonçaient une soirée pluvieuse ? Probablement un peu des trois, même si la pluie, bien présente, était ce qui pouvait arriver de pire pour les organisateurs et les spectateurs.

Juste avant l’arrivée d’Herman Düne sur scène, des trombes d’eau s’abattent sur le Fort Saint-Père. Etait-ce un signe du destin ? Toujours est-il que la prestation des folkeux parisiens est moyenne. Réduite à quatre, la nouvelle formation peine à retrouver l’ampleur donnée aux morceaux fin 2006 au complet. On passera la fin du concert accoudé au bar.
The National prendra le relais difficilement. Les Américains ont de nombreux fans en France, même si leur univers n’est pas facile d’accès ! La majorité des titres sont ennuyeux et la voix de Matt Berninger est soûlante.
Les Anglais d’Art Brut viendront mettre un peu de baume au cœur de festivaliers frigorifiés. Ils ont des tubes dans leur besace (le désormais classique « Formed a band » ou encore le furieux « Bang bang Rock & Roll ») et leur bonne humeur est communicative, mais à la longue on se lasse. Le parlé chanté d’Eddie Argos, le chanteur, surprend au premier abord mais manque de variante.
Concernant The Go! Team, on connaissait le tube “Huddle formation”, dansant et mélodique à souhait. De bonne augure, se disait-on ! Les rumeurs quant à leurs prestations scéniques exaltantes excitaient d’autant plus notre curiosité. Mais un titre à suffit pour contrecarrer nos espoirs. Chansons foutraques et chanteuse agaçante ; grosse déception !
Pour finir ce jour de l’assomption, que pouvait-on rêver de mieux que Justice, duo bientôt crucifié pour insulte symbolique à la religion catholique ? A travers les nuages sombres de la nuit, ce n’est pas Marie qu’on aperçu, mais le crucifix lumineux de deux beaux diables. Le nouveau phénomène électro français tient toute ses promesses. Leur live hardcore est dansant et euphorisant. Même si on pense encore trop souvent à leurs modèles Daft Punk et Vitalic, le difficile passage à la scène est réussi!

Jeudi 16 août

Pour le second jour, le temps est un peu plus clément. Malgré tout, le concert de Sébastien Schuller prévu l’après-midi sur la plage est déplacé dans la rotonde du Palais du Grand large. Devant une salle comble, le musicien en solo, verra petit à petit le public se dégarnir ! L’homme joue beaucoup d’instrumentaux. Ca musique est calme et reposante. On préfère le voir au piano et au chant. Quand il utilise des titres plus électros préenregistrés sur son ordi, on accroche beaucoup moins.
Malheureusement, on arrivera trop tard au Fort Saint-Père pour voir les prometteurs Fujiya & Miyagi et surtout les canadiens de The Besnard Lakes. On aura seulement apprécié le dernier titre de ces derniers, dans une veine psyché. Dommage ! On n’avait pas prévu une foule aussi dense pour accéder au site. Il faut dire que la tête d’affiche de la soirée a de quoi appâter le chaland.
Les Smashing Pumpkins était de retour en France après quelques années d’absence pour une date unique. Joli coup ! Le groupe a cartonné dans les années 90 et a encore beaucoup de fans. Seule la collection de faces B, "Pisces Iscariot" sorti en 1994 avait retenu mon attention à l’époque. Bien sûr, il n’en était pas question ce soir là. Entre deux nouveautés souvent lourdingues, la bande à Billy Corgan (avec les sosies de James Iha et de D'Arcy et le véritable Jimmy Chamberlain) distille ces nombreux tubes parmi lesquels « Cherub Rock », « Today », « Disarm » et autre « Rocket » succès mondial issu du classique « Siamese Dream » sorti en 1993. On retiendra plus particulièrement le dernier quart d’heure instrumental impressionnant. Belle conclusion pour une prestation d’ensemble pourtant trop heavy métallique.
On ne donne pas cher pour la survie du groupe qui suivait. A l’image de The Go ! team la veille, New Young Pony Club n’a aucun intêret. Leur électro rock est soûlante. Seule le déhanché de la belle blonde au synthé attisera un temps soit peu la sensibilité du public masculin. Mais rien à voir avec la folie à venir. Les Brésiliennes de CSS ont drôlement plus de classe et de cachet.
Délirantes, souriantes et insouciantes, ces filles s’accommodent au climat local et nous donnent un vent de fraîcheur supplémentaire, salvateur celui-là ! Quel bonheur d’entendre le drolatique « Pretend we’re alala » ou encore l’énorme tube « Let’s make love to death from above » et ses basses vrombissantes dont on se lasse pas ! Il fallait au moins ça pour clôturer une seconde journée mitigée.

Vendredi 17 août

Pour la dernière soirée, la programmation plus alléchante a tenu toute ses promesses !

On zappe volontairement Voxtrot et Electrelane, le temps de prendre un petit apéro. On arrivera tout juste pour la prestation d’Albert Hammond Jr, guitariste échappé des Strokes. Tout en classe et en finesse, le New-yorkais offre au public un set carré et séduisant. Idéal pour se plonger dans la fougue de ses compatriotes Sonic Youth, qui occupent la scène toujours avec plaisir après plus de 25 ans de carrière ! Pour leur deuxième venue en deux ans à Saint-Malo, la bande de Thurston Moore
jouait pour l'occasion un de ses chefs d'oeuvre paru en 1988 : « Daydream nation ». Dès les premières notes de l’excellent « Teenage riot » on frissonne. Le disque défile donc dans l’ordre. On jubile à l’écoute de chef-d’œuvres comme « Silver rocket », « The spraw » chanté par Kim Gordon ou encore sur l’hypnotique et noisy « Total Crash » ou« Hey Jony » chanté par un Lee Ronaldo très présent. Plus d’une heure de pur bonheur !
Lors du rappel un nouveau membre viendra les assister (Mark Ibold l'ex bassiste de Pavement) pour jouer des morceaux du nouvel album « Rather Ripped » et quelques vieilleries.
Après une telle déflagration, Turzi passera presque inaperçu avec ses délires psyché rock hypnotiques.
On finira en beauté ce festival avec les tubes électro rock de LCD Soundsystem. La troupe de James Murphy (par ailleurs patron du label DFA) ne fait pas de détaille et transforme le Fort en énorme dancefloor. Pour clôturer une prestation haute en couleur, on aura droit à une petite douceur en hommage à Big Apple très représentée ce soir là avec un « New york, I love you… », ballade renversante qui devrait se trouver en bonne position dans les Tops single en fin d’année.

Par Scopytone - Publié dans : Festivals
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Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /Août /2007 18:37
Jeudi 5 juillet 2007
Pour la 7ème édition de son festival d'été, le Cabaret Sauvage proposait une programmation éclectique (de l'électro au rock, en passant par le tango, le hip-hop ou encore le jazz) sur dix jours. En point d’orgue, le Cabaret Remixé offrait une carte blanche au label parisien Kitsuné, pour une soirée électro excitante le 5 juillet dernier.

En guise d’ouverture, un groupe d’intrus londoniens tentait de chauffer la salle avec difficulté, par trop de médiocrité. Cazals ressemble à un groupe de rock lycéen encore amateurs. Et ce n’est pas leur look et encore moins le physique ingrat de leur leader qui retiendra l’attention d’un public à l’accent féminin ! Passons…
Entre les lives, Gildas et Massaya, les deux fondateurs de Kitsuné, s’installent derrière les platines pour des dj sets féroces et dansants. Il y a de la maîtrise mais peu de place pour de l’impro.
La tête d’affiche était, sans nul doute, les vétérans anglais de Hot Chip. La moyenne d’âge du groupe est élevée. On est surpris de voir des papis se déchaîner derrière leurs instruments, d’autant que leur son est très actuel. L’album sorti chez DFA en 2006 regorge de petites pépites. Des morceaux comme « Over and Over » ou « And I was a boy from school » sont de grandes réussites. Leur house est très funky mais en live il manque un petit quelque chose ! Nos pieds décollent difficilement. On s’attendait à plus dansant ! Petite déception.
Pour clôturer la soirée, la nouvelle sensation électro house allemande était attendue au tournant. Leur cote est proche de celle Justice. Tout comme le duo français, Digitalism est comparé à Daft Punk. Et ça s’entend… Ils leur rendront même un petit hommage avec un « Around the world » réarrangé. Limite hardcore, leur live fera décoller un public chauffé à blanc avec les bombes « Pogo » et « Zdarlight » notamment, extraites de leur album canon « Idealism ».
A 2h du mat, il est temps de rentrer ! On ne verra pas les mixes de Guns & Bomb  et de Pumps jump up, prévus jusqu’à l’aube.
Petite déception et grosse claque !
Par Scopytone - Publié dans : Festivals
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 15:12
Vendredi 27 juillet 2007
Swinging Deauville, le festival estival de la célèbre ville balnéaire de la côte fleurie, recevait parmi une ribambelle d’artistes grand public plus ou moins fréquentables l’incontournable et très rare Isaak Hayes et sa voix de velours. Artiste d’exception auteur d’une bande originale remarquable illustrant « Shaft », pierre angulaire de la blaxploitation, mouvement contestataire des afro-américains dans les années 60, et de classiques soul jazz indémodables, à la grande époque du prestigieux label Stax.
Le cadre est assez particulier puisque pour accéder à la salle, on passe d’abord entre les machines à sous dans la salle de jeux du fameux casino ! Il s’agit, en fait, du Petit Trianon, théâtre à l’italienne de style XVIIIème, petit mais très joli.
Les musiciens arrivent en premier sur scène. On remarque trois claviers, un batteur, un guitariste, un bassiste et trois choristes. Le grand bonhomme arrive ensuite d’un pas lourd (il n’est plus tout jeune !) en boitillant, et s’installe derrière son Korg.
Après deux ou trois titres, on est surpris par la médiocrité du son. On se demande comment c’est possible ! Il faudra vingt bonnes minutes à l’ingénieur du son pour prendre ses marques dans une salle à l’acoustique laborieuse.
La grosse déception viendra surtout du son kitsch des claviers. On se demande où sont les cuivres et les cordes si présents dans l’œuvre du maître ! Reproduits sur des Yamaha ou des Roland, les trompettes et autres violons, n’ont pas du tout la même résonance que sur disque. On se sent lésé !
Le public quinqua a plutôt l’air d’apprécier. On retiendra surtout ses hits, de « Walk on by » à « Soul man », en passant par l’indémodable « Theme from Shaft » ou encore « Ike’s rap II » pompé 33 ans plus tard par Portishead sur « Glory box ».
On aura apprécier d’entendre ces titres en live et surtout sa voix toujours aussi impressionnante, qui influencera quelques années plus tard un certain Barry White.
Le concert s’achève après une heure vingt. On reste quand même sur notre faim ! Rien à voir avec le concert exceptionnel du grand orchestre accompagnant Lalo Schiffrin, un autre auteur culte de scories mémorables, vu quelques mois plus tôt sur la scène du Grand Rex.
Par Scopytone - Publié dans : Festivals
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