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Cinéma

Lundi 15 mars 2004
La sixième édition du seul festival dédié aux images expérimentales en France, avait lieu du 9 au 14 mars au Forum des images. Entre cinémas innovants, installations et films interactifs, animation 2D/3D, clips, jeux vidéo et Vjing, la programmation était très éclectique et abondante puisque pas moins de 440 œuvres étaient présentées pendant 6 jours !
--- Ayant découvert la programmation sur le tard, j’ai donc raté pas mal de choses intéressantes. Et notamment de nombreux clips rares et originaux, avec en vrac ceux de Doctor L, Rouge Rouge, The White Stripes (Seven Nation Army), Radiohead (Go to sleep), Mickey 3D (Respire), REM (Bad Day), Emilie Simon (Flowers), Air (Electronic Performers), mais aussi une large palette de ceux réalisés par les collectifs Pleix (Plaid, Kid 606…), des géniaux H5 (Alex Gopher, Playgroup, Super Furry Animals, Royksopp, Massive Attack Etienne Daho…), des londoniens de Shynola (UNKLE, Lambchop, Junior Senior, Blur, The Rapture…) ou encore de la société de production « Le Village » (Roudoudou, I :Cube, Kaolin, Tanger, Etienne Charry…). Sans oublier une rétrospective des clips de Roman Coppola (Fatboy Slim, Phoenix, Daft Punk, The Vines…) et un spécial French Touch (Cassius, Etienne de Crécy, St-Germain, Garnier, Mirwais, Cosmo Vitelli…). Mais le peu que j’ai pu voir (près de 3 heures de projection quand même) m’a enchanté.

Voici mes coups de coeur :
  • Le dernier clip de Golfrapp (Strict Machine) est une merveille et ses animations collent étonnamment au rythme du morceau magistral.
  • « Integration » est une petite symphonie allemande rigolote. Cinq betas tapotent en synchrone sur des boites metaliques…très drôle !
  • « I am a Boyband » est une parodie de clip à groupies. Un boy forme à lui tout seul une bande avec des looks différents (sportif, classe, branleur…) en chantant un morceau entêtant avec des paroles barrées. Hilarant !
  • « Le Régulateur » est un court métrage 3D kafkaïen. Superbe ambiance, dessins en noir et blanc, musique prenante, et scénario intelligent !
  • Et pour finir « Hollywood revisité », des images hollywoodiennes détournées ou trafiquées.
    « Fast Film » de Virgil Widrich : un magnifique film d’animation sur le thème de la poursuite au cinéma, le tout sur feuilles de papiers animées. Extraordinaire d’invention !!!
    « Le Regard en mouvement » est une succession de scènes similaires piochés dans les classiques du cinéma. L’auteur arrive à créer une ambiance assez surprenante !
    « Marvelous Creatures » dure 3 minutes, mais c’est génial. L’idée est d’enchaîner très rapidement, 2, 3 ou 4 scènes mêlant scène d’amour, de baiser avec des images d’animaux. Renversant !!!

Raconté comme ça, ça ne donne peut-être pas trop envie, mais je vous assure, ça vos le coup d’œil. Alors, si un jour vous entendez parler de ces œuvres n’hésitez pas une seconde. En espérant qu’Arte en diffuse ou en attendant la septième édition…
http://www.festivalnemo.com
Par Scopytone
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Vendredi 23 avril 2004
Petite critique « Ciné », pour LE film de l’année 2005 :
Je vais essayer de faire court pour ne pas vous lasser. J’imagine que la plupart d’entre vous ont déjà entendu parler de cette opérette des années 20 remise au goût du jour par le plus vaillant des cinéastes français. Ce genre démodé peut rebuter au premier abord, mais à plus de 80 ans, Alain Resnais réussi à lui donner un nouveau souffle et nous offre un film classieux !

Tout le film tourne autour des relations homme - femme. Tous les personnages, qu’ils soient en couple, divorcés, veille fille, vieux garçon ou jeunes célibataires, sont à la recherche du grand amour ou d’une relation impossible. Les attirances pas toujours partagées entre certains d’entre eux engendrent alors des scènes loufoques. Les acteurs sont magnifiques et les dialogues très bien écris sont entre-coupés de scènes chantées, portées par des voix non doublées parfois surprenantes ! Mention spéciale aux femmes (Audrey Tautou, Isabelle Nanty et Sabine Azema), toutes resplendissantes, chacune dans leur registre. Du côté des hommes le chant est un peu moins maîtrisé. Darry Cole et Daniel Prévost tirent leur épingle du jeu. Pierre Arditi et Lambert Wilson sont semblables à eux-même. Seul bémol : Jalil Lesper, un peu en retrait, peine parfois à être à la hauteur de cette brochette très talentueuse. Les décors, très proches du théâtre, sont exceptionnels. L’esprit de l’époque y est parfaitement retranscrit, que ce soit dans l’énorme salon de la demeure du couple Arditi - Azema où se joue la majeure partie du film, ou dans la garçonnière où se dénoue l’histoire, dans un final en apothéose aux scènes d’anthologie.
Bref, une comédie quasi parfaite. On en finirait presque par être paralysé au niveau des joues, tellement on rit (sans trop d’éclat quand même). A voir absolument.
Par Scopytone
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Mercredi 20 septembre 2006
Block Party, où la rencontre d’un cinéaste hors du commun, d’un comique américain populaire et de grands noms du hip-hop originaires de Brooklyn. Le tout est un documentaire très réussi sur des concerts donnés par ces derniers au coin d’une rue, organisés et présentés par David Chapelle et filmés par le français Michel Gondry. Le résultat est fort divertissant. L’heure quarante passe à une vitesse incroyable, pas le temps de s’ennuyer! On y voit les préparatifs, Chapelle rameuter les personnes (souvent indifférentes au hip-hop) qu’il côtoie dans son quartier, les habitants du squat jouxtant la scène, les artistes répéter ou se faire interviewer, et puis bien sûr les prestations retentissantes des Fugees, de The Roots, de Kanye West, de Mos Def ou encore d’Erikah Badu. Gondry, filme l’ensemble de façon originale. Et si le film est aussi rythmé, c’est aussi du à un montage réussi, alternant prestation live et flash-back. Le documentaire de l’année.
Par Scopytone
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Samedi 23 septembre 2006
C’est l’histoire d’une famille qui donne tout pour inscrire la petite dernière à un concours de mini miss comme il en existe régulièrement aux Etats-Unis.
Un film très drôle, excellemment interprété, (la jeune fille, personnage central, est formidable) et bien filmé (certains plans sont sublimes et la photo parfois digne de cartes postales). Le scénario de base n’est pas très original, mais les réalisateurs s’en sortent à merveille. Il y a d’excellentes trouvailles et certaines scènes sont très réussies. On pourrait craindre le pire, une description trop caricaturale, des invraisemblances, mais il en est rien. L’ensemble est crédible et on se prend même d’affection pour cette famille d’américains moyens. A voir absolument.
Par Scopytone
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Lundi 30 octobre 2006
3ème long métrage animé de Michel Ocelot après les deux Kirikou, mais premier réalisé en 3D. Le résultat est splendide !
C’est l’histoire de deux frères de lait que tout oppose : la culture, la langue, les origines ethniques, la couleur et la classe sociale. Azur, le Français, blond aux yeux bleus, fils de châtelain et Asmar, fils d’une servante d’origine maghrébine. Ils se retrouvent des années plus tard pour libérer la fée des Djins. Un parcours semé d’embûches que l’on suit avec un plaisir immense.
Les 15 premières minutes sont loin d’être les plus passionnantes. On voit Azur grandir et suivre une éducation bourgeoise très stricte, alors qu’Asmar est renvoyé dans son pays avec sa mère (tiens ça rappelle des faits récents !). C’est lorsque Azur arrive sur les terres d’Asmar qui ressemblent fortement au Maroc que l’histoire devient palpitante. Les différents personnages rencontrés sont tous très attachants, et plus particulièrement Crapoux et la petite Princesse Chamsous Sabah qui accompagneront Azur dans sa conquête. Les décors sont magnifiques comme souvent chez Ocelot, et donnent un aspect enchanteur au film. On se prend au jeu. On pense parfois à Indiana Jones voire aux Chevaliers du Zodiaque, si, si ! Et ça marche… Le résultat est vraiment impressionnant. Un conte d’une rare beauté, antidote contre toute forme de ségrégation.
Par Scopytone
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