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Jeudi 6 septembre 2007

Du 15 au 17 août 2007

La 17ème édition du festival malouin ne restera pas dans les annales, que ce soit pour la qualité des prestations, décevantes globalement, ou que ce soit pour les conditions météos très limites !

On retiendra de ces trois jours, les fins de soirées euphoriques avec Justice, CSS et LCD soundsystem, puis la déflagration sonique des vétérans new-yorkais le vendredi. Il fallait donc veiller tard pour prendre une claque cette année. Seuls les plus courageux ont ainsi pu se réchauffer au milieu de la nuit, même sans bière (la préfecture avait interdit la vente d’alcool après 2h du matin sur le site !).

On notera également les nombreux temps morts (de plus en plus longs ! Ca doit être l’âge !!!) pendant les changements de plateaux.

L’alcool aura, encore une fois, été l’allier numéro 1 des festivaliers pour les aider à lutter contre le froid d’une part, mais aussi pour faire passer le temps !


Mercredi 15 août

Exceptionnellement déplacé en semaine pour cause de concurrence, la Route du rock commençait cette année un mercredi.
Première constatation : il n’y a pas foule ! Alors est-ce la date ? Est-ce la programmation, sans réelle tête d’affiche pour ce premier soir ? Ou alors les gros nuages noirs qui annonçaient une soirée pluvieuse ? Probablement un peu des trois, même si la pluie, bien présente, était ce qui pouvait arriver de pire pour les organisateurs et les spectateurs.

Juste avant l’arrivée d’Herman Düne sur scène, des trombes d’eau s’abattent sur le Fort Saint-Père. Etait-ce un signe du destin ? Toujours est-il que la prestation des folkeux parisiens est moyenne. Réduite à quatre, la nouvelle formation peine à retrouver l’ampleur donnée aux morceaux fin 2006 au complet. On passera la fin du concert accoudé au bar.
The National prendra le relais difficilement. Les Américains ont de nombreux fans en France, même si leur univers n’est pas facile d’accès ! La majorité des titres sont ennuyeux et la voix de Matt Berninger est soûlante.
Les Anglais d’Art Brut viendront mettre un peu de baume au cœur de festivaliers frigorifiés. Ils ont des tubes dans leur besace (le désormais classique « Formed a band » ou encore le furieux « Bang bang Rock & Roll ») et leur bonne humeur est communicative, mais à la longue on se lasse. Le parlé chanté d’Eddie Argos, le chanteur, surprend au premier abord mais manque de variante.
Concernant The Go! Team, on connaissait le tube “Huddle formation”, dansant et mélodique à souhait. De bonne augure, se disait-on ! Les rumeurs quant à leurs prestations scéniques exaltantes excitaient d’autant plus notre curiosité. Mais un titre à suffit pour contrecarrer nos espoirs. Chansons foutraques et chanteuse agaçante ; grosse déception !
Pour finir ce jour de l’assomption, que pouvait-on rêver de mieux que Justice, duo bientôt crucifié pour insulte symbolique à la religion catholique ? A travers les nuages sombres de la nuit, ce n’est pas Marie qu’on aperçu, mais le crucifix lumineux de deux beaux diables. Le nouveau phénomène électro français tient toute ses promesses. Leur live hardcore est dansant et euphorisant. Même si on pense encore trop souvent à leurs modèles Daft Punk et Vitalic, le difficile passage à la scène est réussi!

Jeudi 16 août

Pour le second jour, le temps est un peu plus clément. Malgré tout, le concert de Sébastien Schuller prévu l’après-midi sur la plage est déplacé dans la rotonde du Palais du Grand large. Devant une salle comble, le musicien en solo, verra petit à petit le public se dégarnir ! L’homme joue beaucoup d’instrumentaux. Ca musique est calme et reposante. On préfère le voir au piano et au chant. Quand il utilise des titres plus électros préenregistrés sur son ordi, on accroche beaucoup moins.
Malheureusement, on arrivera trop tard au Fort Saint-Père pour voir les prometteurs Fujiya & Miyagi et surtout les canadiens de The Besnard Lakes. On aura seulement apprécié le dernier titre de ces derniers, dans une veine psyché. Dommage ! On n’avait pas prévu une foule aussi dense pour accéder au site. Il faut dire que la tête d’affiche de la soirée a de quoi appâter le chaland.
Les Smashing Pumpkins était de retour en France après quelques années d’absence pour une date unique. Joli coup ! Le groupe a cartonné dans les années 90 et a encore beaucoup de fans. Seule la collection de faces B, "Pisces Iscariot" sorti en 1994 avait retenu mon attention à l’époque. Bien sûr, il n’en était pas question ce soir là. Entre deux nouveautés souvent lourdingues, la bande à Billy Corgan (avec les sosies de James Iha et de D'Arcy et le véritable Jimmy Chamberlain) distille ces nombreux tubes parmi lesquels « Cherub Rock », « Today », « Disarm » et autre « Rocket » succès mondial issu du classique « Siamese Dream » sorti en 1993. On retiendra plus particulièrement le dernier quart d’heure instrumental impressionnant. Belle conclusion pour une prestation d’ensemble pourtant trop heavy métallique.
On ne donne pas cher pour la survie du groupe qui suivait. A l’image de The Go ! team la veille, New Young Pony Club n’a aucun intêret. Leur électro rock est soûlante. Seule le déhanché de la belle blonde au synthé attisera un temps soit peu la sensibilité du public masculin. Mais rien à voir avec la folie à venir. Les Brésiliennes de CSS ont drôlement plus de classe et de cachet.
Délirantes, souriantes et insouciantes, ces filles s’accommodent au climat local et nous donnent un vent de fraîcheur supplémentaire, salvateur celui-là ! Quel bonheur d’entendre le drolatique « Pretend we’re alala » ou encore l’énorme tube « Let’s make love to death from above » et ses basses vrombissantes dont on se lasse pas ! Il fallait au moins ça pour clôturer une seconde journée mitigée.

Vendredi 17 août

Pour la dernière soirée, la programmation plus alléchante a tenu toute ses promesses !

On zappe volontairement Voxtrot et Electrelane, le temps de prendre un petit apéro. On arrivera tout juste pour la prestation d’Albert Hammond Jr, guitariste échappé des Strokes. Tout en classe et en finesse, le New-yorkais offre au public un set carré et séduisant. Idéal pour se plonger dans la fougue de ses compatriotes Sonic Youth, qui occupent la scène toujours avec plaisir après plus de 25 ans de carrière ! Pour leur deuxième venue en deux ans à Saint-Malo, la bande de Thurston Moore
jouait pour l'occasion un de ses chefs d'oeuvre paru en 1988 : « Daydream nation ». Dès les premières notes de l’excellent « Teenage riot » on frissonne. Le disque défile donc dans l’ordre. On jubile à l’écoute de chef-d’œuvres comme « Silver rocket », « The spraw » chanté par Kim Gordon ou encore sur l’hypnotique et noisy « Total Crash » ou« Hey Jony » chanté par un Lee Ronaldo très présent. Plus d’une heure de pur bonheur !
Lors du rappel un nouveau membre viendra les assister (Mark Ibold l'ex bassiste de Pavement) pour jouer des morceaux du nouvel album « Rather Ripped » et quelques vieilleries.
Après une telle déflagration, Turzi passera presque inaperçu avec ses délires psyché rock hypnotiques.
On finira en beauté ce festival avec les tubes électro rock de LCD Soundsystem. La troupe de James Murphy (par ailleurs patron du label DFA) ne fait pas de détaille et transforme le Fort en énorme dancefloor. Pour clôturer une prestation haute en couleur, on aura droit à une petite douceur en hommage à Big Apple très représentée ce soir là avec un « New york, I love you… », ballade renversante qui devrait se trouver en bonne position dans les Tops single en fin d’année.

Par Scopytone - Publié dans : Festivals
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Commentaires

le premier soir j'ai vachement aimé The Go! Team et pas trop Justice, comme quoi.
sinon t'as de la chance d'avoir entendu 1979, tu dois être le seul
enfin cette édition était plutôt réussie je trouve
et je suis super en retard pour mon compte-rendu
Commentaire n°1 posté par raph le 07/09/2007 à 18h20
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