Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /Fév /2007 01:35
Mardi 20 février 2007

Venue exceptionnelle d’un artiste exceptionnel dans un lieu d’exception. Ou les confessions d’une personne drôle, touchante et intelligente devant un parterre de privilégiés.
Invité de dernière minute d’une rencontre peu commune, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre pour cette soirée spéciale (« entre chansons et échanges avec le public » comme indiqué sur l‘invite) organisée par le service culturel de la Sorbonne ! Dans l’amphithéâtre Richelieu la soirée commence par la projection des clips réalisés par Michele Civetta pour l’ensemble des plages de son dernier album intitulé « Friendly Fire ». D’une esthétique proche de celle de Tim Burton, ces courts-métrages assemblés racontent une histoire quasi autobiographique. Le tout est très cohérent, même si différents genres sont représentés (dessin animé, film de cap et d’épée avec l’apparition d’Asia Argento, film de science-fiction, drame, comédie, romance…). Les images servent la musique et inversement. Les paroles guident le spectateur comme une voix-off et la musique prend une autre dimension. Après 35 minutes de drôlerie, de joie, mais aussi de peines, l’écran s’éteint. Agréable moment!
Sean Lennon arrive ensuite dans l’amphi pour répondre à quelques questions en français, d’abord posées par un critique d’art et un musicologue, puis par le public. Seront abordés avec beaucoup de recul et d’ironie, les thèmes de l’art, la philosophie, la musique, ses références mais aussi sa filiation bien évidemment. On découvrira une personnalité très attachante! Pas facile d’être le fils de… pourtant Sean s’est fait un nom. Ses disques mais surtout sa personnalité y sont certainement pour beaucoup.
S’en suivra un set acoustique court mais sympathique. Les titres les plus dépouillés de l’album comme « Dead meat » ou « Friendly Fire » seront interprétés guitare en main. Sean Lennon s’adapte aux conditions, il est vrai fort inhabituelles en matière d’acoustique. L’artiste profitera de la présence d’un piano à queue sur l’estrade pour s’y installer afin d’interpréter deux titres inédits. Grande première pour un musicien habitué à fréquenter des salles généralement inadéquates pour un instrument si imposant!
Ses interventions entre les morceaux sont toujours très amusantes et le charme opère. Le public est séduit par le personnage, simple et terre à terre. Combien d’étudiants et de maîtres ont pris la grosse tête en ces lieux si prestigieux! Une leçon de vie tout simplement.
Par Scopytone - Publié dans : Concerts
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Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /Fév /2007 16:26
Lundi 19 février 2007

Résident et programmateur de la Flèche d’or tous les lundis de février, Tahiti boy avait fait fort pour la Family Affair #3, en conviant les krautrockeux de Zombie Zombie et le charismatique chanteur de TV on the Radio, Tunde Adebimpe!

La salle est comble quand Zombie Zombie entame son set hypnotique. Très habité le duo (claviers, batterie) se donne complètement. A croire que tous ces sons venus d’ailleurs sortent de leur corps, par tant d’énergie, tel un alien. On croit même distinguer des voix de l’au-delà... L’ambiance est sombre. Il ne manque que la projection d’un film d’horreur pour accompagner ces ambianceurs qu’on imaginerait bien sur la BO du prochain Carpenter.
On aura droit à quatre morceaux seulement, mais quatre morceaux très étirés. On sent pas mal d’impro dans leur prestation et une tendance à faire durer ce qu'on pourrait appeler de longues pièces soniques, tripantes pour certains, chiantes pour les autres.

Le maître de cérémonie clôture la soirée avec la famille palmier au grand complet pour un début de set très proche de celui donné au Batofar en novembre dernier. Le public est encore très nombreux malgré l’heure tardive et les fans de TV on the Radio vont exulter à l’apparition de Tunde Adebimpe, le chanteur. Accompagné par Tahiti et la Palmtree Family, il reprendra les classiques du groupe avec la rage qu’on lui connaît. Pourtant peu convaincu, en général, par les albums et les prestations du groupe américain, ces quelques titres chantés ce soir là m’auront pour un temps réconcilié avec cette voix si particulière!
Rendez-vous est pris pour la prochaine et dernière affaire de famille.
Par Scopytone - Publié dans : Concerts
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Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /Fév /2007 18:11
Mardi 13 février 2007

Ou le grand retour de l’antifolk, mouvement qui tend à disparaître, dans un petit bar intimiste du quartier des Halles.
Avant d’enchaîner avec le Pop’in le lendemain, ces musiciens des hauts plateaux (Annecy) n’avaient pas vu trop grand pour leur première prestation parisienne. Ce nouveau lieu ne paie pas de mine, mais l’ambiance est décontractée. Pendant que les premiers clients commandent leurs plateaux de charcuterie, le vieux brisquard Oly Arkle chantonne seul avec sa guitare des airs que ne renieraient pas les grands bluesman du Mississippi. Un show dépouillé à l’américaine parfois difficile à discerner par trop de brouhaha. On espère revoir ce folkeux prochainement accompagné de ses musiciens, pour un peu plus d’énergie.
D’énergie, les cinq membres de Coming soon, n’en manquent pas. Ils sont pressés d’en découdre et s’installent rapidement sur la petite scène, devant la famille, les amis et les gens de leur tout nouveau label - Le groupe vient de signer un contrat avec Kitchen Music pour un maxi et un album à venir. Ce qui étonne dans un premier temps, c’est l’âge des musiciens : le batteur a 14 ans, son frère guitariste 16 ans et les autres la vingtaine, sauf le chanteur, grand gourou protecteur très imposant. Haut perché, à l’allure texane avec son chapeau de cowboy, l’homme vêtu de noir commence le concert par un prêche en divaguant dans le public. S’ensuivront de jolies petites ballades aux mélodies bien senties, des mini tubes joliment interprétés. L’étonnant batteur viendra même jouer deux de ses excellents morceaux au banjo. Il faut dire que les membres du groupes ont divers projets. Sur la carte de la nébuleuse lo-fi, Annecy se situe juste à côté de New-York. Les savoyards sont très proche de cette scène et notamment de l’ex-Moldy Peaches Kimya Dawson leur mère protectrice! Ses petits ont de l’avenir, sans aucun doute. A suivre de très près…

Par Scopytone - Publié dans : Concerts
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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /Fév /2007 16:28
Lundi 12 février 2007

Vous souvenez-vous de Teaspoon? Mais si vous savez ce groupe pop normand qui connu son heure de gloire à la fin des années 90, en pleine période britpop. Teaspoon avait sorti à l’époque un album sur une major et enchaînait les dates à travers la France en compagnie de Tahiti 80. On avait pu les voir sur divers plateaux télé pour assurer une promo peu convaincante dans des émissions pas toujours recommandables… Bref, toujours est-il qu’on n’avait plus de nouvelles de cette formation depuis le passage du nouveau millénaire, autant dire des lustres! Eh bien figurez-vous qu’ils sont de retour et qu’ils répondent maintenant au doux nom de De la Pop, hommage vibrant à l’une des références les plus ultimes en matière de hip-hop. Est-ce un souhait de devenir l’équivalent dans le milieu pop? Ou un hommage tout simplement? Toujours est-il que leur univers est très éloigné de celui de leur âme sœur (ou de leurs frères de cœur)! Et leur retour pour une prestation live après 6 ans passé dans l’ombre allait le confirmer.
L’ambiance est détendue dans le Baron, petit club branché du 8ème. Le public, peu nombreux est assis sur les banquettes.
Toujours emmené par le duo Herr Baron - Professeur Fooniax, le groupe enchaînera une majorité de titres chantés en français. La formule Teaspoon n’a pas changé! D’ailleurs le groupe reprendra « O.S.H.I.M.A. », ancien morceau présent sur la première compilation de Ra n’ Bo Records sortie en 2002. Toujours très pop, leur univers est très agréable et facile d’accès. On adhère facilement aux refrains accrocheurs. Musicalement, il y a un truc, certains passages sont même exaltants. Mais là où le groupe pèche parfois c’est dans les paroles, parfois trop simplistes, même si souvent drôles. A mi-chemin entre Bertrand Burgalat et Katerine, le groupe ne se prend pas au sérieux et c‘est ce qui fait son charme finalement. En espérant d’autres dates et un disque prochainement…
Par Scopytone - Publié dans : Concerts
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Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /Fév /2007 19:03
Jeudi 8 février 2007

Pour la troisième soirée de la 11ème édition du festival des Inaperçus, la couleur musicale était franchement tournée vers les 80’s et le son coldwave. En effet, des trois formations présentes, toutes revendiquent l’influence majeure de Joy Division, groupe phare du mouvement.
Coldwave, post punk, newave, les termes ne manquent pas pour qualifier cette musique dépressive. Le premier à jouer ce soir, revendique un son punk. Il s’agit des parisiens de Frustration. Punk par son approche de la musique certes (DIY), mais moins par le son, assez mélodique finalement, ni dans les intonations du chanteur, toujours très proche de Ian Curtis. L’apport des claviers rend certains morceaux dansants, tandis que la basse « hookienne » donne le rythme. La fin sera encore plus dansante, limite dancefloor, avec un dernier titre électro fort bien accueilli par un public charmé !
Suivra un autre groupe parisien, plus jeune celui là : Nelson. Déjà vu, lors de l’une de leur première prestation à la Loco, il y a environ deux ans, ils ne m’avaient pas laissé une bonne impression ! C’est le moindre que l’on puisse dire… je m’étais cassé après trois morceaux d’un ennui sidérant ! Eh bien la bonne nouvelle est qu’ils ont progressé ces petits jeunes !!! Il faut dire que leur set est beaucoup plus rodé (ils commencent une tournée de 38 dates !) et que leurs morceaux sont maintenant en boîte (l’album vient de sortir chez Diamond Traxx). Même si leur disque n’est pas transcendant, il faut avouer que ces quatre musiciens maîtrisent leur sujet. Sur scène, ils sont efficaces et c’est déjà pas mal, même si leur musique n’est pas toujours facile d’accès ! Certains refrains sont entêtants. Et finalement, on les regarde avec plaisir s’adonner à leurs instruments.
Pour finir la soirée, le programmateur a eu l’idée de faire revenir l’un des faire de lance français du mouvement en question, à savoir Charles de Goal. Un nom à coucher dehors, un look ringard, un âge de grand papa, un public de quadra, des paroles en français, les guitares en avant pour un résultat mi-figue, mi-raisin, tantôt plaisant, tantôt ringard. Quant à savoir si une nouvelle carrière s’annonce… Ca semble peu probable !
Cette soirée était, comme prévu, très homogène dans l’ensemble. Là où il fallait chercher un peu d’hétérogénéité c’était peut-être dans le public. On aura croisé des punks à crêtes, des gothiques, des rockabilly, d’autres gens en noir non classifiés, ainsi que des personnes non identifiées !
Par Scopytone - Publié dans : Festivals
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